Vie Pratique

Les erreurs qui ruinent un bon risotto

Un risotto raté, c’est une insulte à l’Italie. Pâteux, collant ou sans goût, il transforme un dîner prometteur en fiasco culinaire.

Le problème ? Trop de gens pensent que c’est juste « du riz avec du bouillon ». Grave erreur. Il suffit d’un faux pas pour tout gâcher.

Heureusement, il y a des règles simples à respecter. Quelques ajustements et vous passerez du désastre gluant au risotto digne d’un chef.

Vous voulez éviter les fautes de débutant ? Lisez bien ce qui suit, votre assiette vous remerciera.

Rincer le riz : la pire idée

Laver son riz, c’est bien… sauf pour un risotto. L’amidon part avec l’eau, et sans lui, fini la texture crémeuse. Vous rêvez d’un risotto onctueux ? Oubliez l’évier et gardez cet amidon précieux.

Autre erreur : choisir le mauvais riz. Un risotto avec du basmati ou du long grain, c’est une hérésie. Arborio, Carnaroli ou Vialone Nano, voilà les seuls qui méritent leur place dans la casserole.

Et puis, il y a ceux qui versent tout le bouillon d’un coup. Mauvaise idée. Un risotto, ça se mérite : louche après louche, en remuant, pour que chaque grain absorbe juste ce qu’il faut.

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Cuire trop vite (ou trop lentement)

Un risotto pressé, c’est du riz croquant au cœur. Un risotto oublié sur le feu ? Une bouillie informe. La cuisson demande patience et attention, mais pas trop non plus (ce n’est pas un plat à méditer).

Trop de chaleur et le liquide s’évapore avant que le riz ne cuise. Pas assez, et il devient pâteux. Feu moyen, remuer doucement, surveiller… Pas de place pour l’improvisation.

Autre piège : couvrir la casserole. Mauvais réflexe. Un bon risotto a besoin d’être choyé à l’air libre. Sinon, il étouffe et finit collant, loin de la texture idéale.

Oublier l’étape du vin

Un risotto sans vin blanc, c’est comme une pizza sans fromage : il manque quelque chose. Juste après avoir fait revenir le riz, un verre de vin sec apporte profondeur et équilibre.

Mais attention, pas n’importe lequel. Un Chardonnay boisé ou un vin trop sucré ? Mauvais choix. Mieux vaut un bon Sauvignon ou un Pinot Grigio. L’alcool s’évapore, seul le goût reste.

Et surtout, pas de vin glacé sorti du frigo. Un liquide trop froid casse la cuisson et choque les grains. Il vaut mieux le laisser à température ambiante quelques minutes avant de l’utiliser.

Mettre la crème (hérésie suprême)

La crème dans un risotto ? Sacrilège. L’onctuosité vient du riz, pas d’un pot de crème fraîche. Bien remuer, ajouter le bouillon progressivement et laisser faire la magie de l’amidon.

Autre faute grave : zapper le beurre et le parmesan à la fin. Ce duo donne au risotto sa texture parfaite. Mélanger hors du feu, doucement, pour une liaison impeccable.

Enfin, ne pas laisser reposer est une erreur courante. Une minute d’attente avant de servir, et la texture sera encore meilleure. Oui, même si vous avez faim.

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit ! Vous avez toutes les cartes en main pour un risotto digne de ce nom.